Une qualité bien française que la paresse, art familier que je maîtrise à la perfection. Six années de glande, et me voilà balancée dans un monde cruel, bavard, entre le “on n’est pas au café du commerce” et le “vous êtes de province?” du goguenard garçon de café. Du commerce.
J’en étais au bord des larmes, regrettant ma chère patrie* molle et putriscente, mais calme et utérine, coincée entre la Havel et la Spree. J’entendis alors cette parole familiale “Faudrait savoir si le studio, on l’achète à Paris ou à Berlin?”
A mon coeur n’en jetez plus, je me sens prise entre les tenailles du choix (et de la gueule de bois). Je me rends compte aussi que quatre semaines à Paris et voilà, je suis incapable d’enchaîner deux bières sans être hilare, j’ai toujours dit que cette boisson ambrée n’était buvable que lorsqu’elle respectait la Reinheitsgebot. Encore une histoire de pureté originelle, tiens. Bon, je vais me coucher, je me réveillerai peut-être à l’heure de Berlin…
Qui va deviner où la photo a été prise?
*Pour en arriver à parler de Berlin comme de ma patrie, c’est vraiment qu’il se passe des choses pas conformes à la Grundgesetz dans ma tête.
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Hackesche Hofe…mais encore une fois, merci Google. J’y suis passe au Hackesche Hofe, mais pas vu l’escalier. Comme quoi, il faut vraiment que j’explore un peu mieux la ville!
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Merci pour l’info! J’irai (re)jeter un coup d’oeil en aout… -
et il y a plein de bâtiments à Berlin de l’architecte de ce Höfe. Faut aimer. Il y a un immeuble et un gymnase près de “mon chez moi berlinois” (photos 1 et 3 http://de.wikipedia.org/wiki/Hinrich_Baller)
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