S’il y a bien une chose que j’ai apprise à Berlin, c’est qu’on fait tous des erreurs. Vivre dans une autre langue et dans un autre pays vous fait revoir votre égo à la baisse. Même quand on croit qu’on sait, on ne sait rien: regardez, je pensais pourtant que Wulff ne ferait pas de vieux os à Bellevue ; et bien le bougre y est encore.
Mais il y a des erreurs qui font plus de mal, c’est quand on se trompe sur soi-même. J’étais convaincue d’être la mieux placée pour un job auquel j’avais postulé, le refus ce soir est dur à encaisser. C’est sans doute pour le mieux, et je n’y peux rien, car j’ai été la plus honnête possible. Malgré tout je suis un peu sonnée.
Le problème c’est que c’est la dernière d’une longue série d’erreurs et de mauvaises décisions. J’ai cru que j’apprécierai de vivre à Paris, et bien ce n’est pas le cas. J’ai cru que je me ferai à mon boulot et à ma vie d’enchaînée, mais en fait non. J’ai cru que je supporterai de vivre là où je suis, et que les conditions s’amélioreraient: je m’apprête à rentrer chez mes parents.
Pour la première fois de ma vie, j’ai envie d’abandonner. Je rêve de déposer mes affaires dans une maison de campagne et de me réveiller le matin avec le chant des oiseaux. Au bureau, j’ai des réflexions de discipline, car il faut faire des efforts que je n’ai plus la force de faire. Plus la force d’être seule. Plus envie d’essayer et de faire semblant. Je pérore comme un vieux disque, je me suis trompé sur mes capacités, mes amitiés, mon travail et mes envies. Je suis allée à l’encontre de moi et aujourd’hui, j’ai juste envie de dormir.
Et pour ceux qui s’intéresseraient au titre, c’est parce qu’on sait bien que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis…
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Je t’envoie tout plein de courage de Stuttgart en espérant que tu (re)trouves rapidement cette touche de bonheur.
(et je rajouterais bien que tu as peut-être fait les mauvais choix, en tout cas, tu as fait des choix…. et ça tu peux déjà en être fière). -
L’expérience n’éclaire que le….passé !
Avance, lutte, monte, descend, perd, gagne…..vie !Tu aimes quoi ?
Tu déteste quoi ?
Quel est le job qui ne te coûte pas de te lever le matin, la ville où tu aimes te réveiller ?
Réponds à ces 2 questions ! -
Courage Caroline! Dis toi que tu as beaucoup appris de la vie ces derniers temps, ok même si cela ne te parait pas très positif c’est déjà énorme de savoir ce qui ne te convient pas et si tu n’avais pas essayé tu serais frustrée peut-être en imaginant une herbe plus verte qui n’existe pas. Et puis ne sois pas trop dure avec toi-même, au contraire chouchoute toi, tu le mérites!!
Parfois on avance mieux en reculant c’est tout, il faut aussi accepter les travers d’une vie qui n’a pas fait le choix d’être dans la norme…..et tu n’es pas seule…. -
Bonsoir Caroline,
Je te lis depuis quelque temps. Je ne sais plus comment j’ai découvert ton blog… Je me retrouve dans certains de tes propos. J’ai passé 3 ans à Berlin, que j’aime appeler « l’enchanteresse » (pour reprendre ce terme de Noir Désir). La transition avec la France a été dure, aujourd’hui encore, il m’arrive d’être partagée. Berlin, c’est une ville que j’aime et que je déteste aussi parfois. Mais irrésistiblement, je suis attirée…
Il y a quelques années, si j’avais pris une décision sage, raisonnable, je ne serais sûrement pas retournée à Berlin, j’aurais loupé plein de choses, je n’aurais pas été aussi heureuse, je n’aurais pas rencontré l’homme qui partage ma vie aujourd’hui.
Même si certaines décisions semblent folles, si autour de toi, « on dit que », il faut parfois se poser et s’écouter. Si tu le sens au fond de toi, fais le. Je te sens si malheureuse dans tes lignes sur ta vie à Paris.
Je m’aperçois que j’écris un roman, ce n’était pas mon intention. Je voulais juste de dire que j’ai le sentiment, depuis que je te lis, que tu désires, au plus profond de toi, retourner dans la ville enchanteresse. Si c’est le cas, fais-le. Si là-bas, tu te réveilles heureuse, si tu te sens bien dans cette ville où on a le sentiment du possible, alors fais-le.
Amitiés,
Marion -
Ca sent pas bon tout ca!! Visiblement, Paris, ca ne le fait pas. Tu as tellement d’experiences ailleurs dans le monde que je reste persuade que tout se goupillera pour le mieux. De plus, tu es jeune!!

Je te souhaite courage et surtout un avenir radieux!
Bises (de Liverpool, ou je pourrais facilement rester…a etudier…!) -
J’ai l’impression que nous vivons dans des mondes parallèles. Les mots que tu écris ici, j’aurais pu les écrire ou les dire ce soir, pour plein de raisons que je ne détaillerai pas ici.
Par contre, j’ai cette certitude que l’humain a toutes les ressources en lui pour se remettre de ce qu’il rencontre. Il y a une partie de nous qui est toujours volontaire, quoiqu’il arrive, et qui sait instinctivement ce dont nous avons besoin, ce que nous voulons. Cette partie, c’est un peu comme l’enfant qui doit naître. Facile à étouffer, mais également si facile à laisser prendre demeure. L’un ou l’autre sont en soit à la fois tellement simples et hardus.
Si tu veux en discuter un jour, je répondrai présente
Ich drücke Dir aber wirklich die Daumen!
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Tu as pourtant la chance de profiter du meilleur des 2 capitales en ce moment : la crise du logement à Paris, le ciel et les températures de Berlin ! Que demander de plus ?
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Burn Out? Avec tous les changements que tu as vécus, ce n’est pas anormal d’avoir besoin de se poser et de souffler un peu. Courage Caroline.
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Hello Caroline, enfin je prends le temps de commenter. Alors d’abord, ne pas être prise pour un poste, ça ne veut pas dire que tu t’es ‘trompée sur toi-même’. Quelqu’un d’autre a été choisi pour des raisons que tu ne connais pas forcément, et cela ne veut pas dire que cette personne est meilleure que toi d’ailleurs.
Pour le reste, c’est normal de traverser une période de doute et de remises en question. Ce n’est jamais évident ni agréable, mais c’est mieux que de foncer tête baissée, de se laisser prendre dans une sorte de fuite en avant sans but à part ‘avancer’.
Courage !!
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