La résignation de mes concitoyens ne cesse de m’étonner. Ils ont l’impression de vivre dans un pays en déliquescence où rien ne peut changer, où il ne peuvent rien améliorer, où ils se referment sur quelques certitudes tristes. Je ne comprends pas – et ça me fait bouillir.
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Cet état d’esprit est en plus incompréhensible. En France, il y a plus de jeunes qu’en Allemagne, la formation est encore pas trop mauvaise, gratuite et accessible. Cela devrait bouillonner d’idées, et on ne devrait regarder avec pitié les pauvres Allemands vieillissants. C’est pourtant l’inverse qui se produit, et je ne comprends toujours pas.
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Le printemps arrive. Il manque les bourgeons berlinois, le premier souffle d’air pur et frais, le soleil matinal. Mais j’ai la chance d’habiter désormais dans la seule rue plantée d’arbres, mes rosiers frémissent sous les premiers chants des moineaux préparant leur parade.
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Évidemment quand on profite de la première douceur pour mettre une jupe, il y a toujours un gros lourdaud pour te le faire remarquer. Paris…
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Au supermarché on trouve du caviar d’aubergines. La baguette est exquise. L’ail vient de Toulouse, l’agneau était du Lot. Oui, c’est cher, mais qu’est-ce que c’est bon.
J’ai tellement envie de retourner à Rome!



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