C’est fini pour la zone euro. Bien sûr, pour les six prochains, mois, on va encore entendre plein de discours rassurants sur le « sauvetage de la zone euro » (ça se noie, une zone?), mais dans les têtes, elle est déjà morte.
Les Allemands l’ont enterrée il y a quelques mois déjà. Ils attendent impatiemment le retour de la drachme pour pouvoir de nouveau se bourrer à l’ouzo pas cher. La preuve, TUI, le premier tour-opérateur allemand, a fait signer à des hôteliers et des entreprises grecs de nouveaux contrats stipulant que, dans le cas probable d’un retour à la drachme, ils ne seront plus payés en euro par les Allemands, mais dans la monnaie locale.
Aujourd’hui le Handelsblatt, dans son « morning-briefing », expliquait qu’on « avait vu hier le début de la fin de la zone euro ».
Avec un taux d’emprunt à long terme dépassant les 7%, les Italiens se retrouvent étranglés dans les faits. Leur seule solution serait de dévaluer avec une lire faible, une coutume bien entrée dans les mœurs de la Botte avant 2001.
Dans ce cas pour la France, c’est la fin des haricots. Plus personne ne viendra passer des vacances chères en euro dans l’Hexagone alors qu’il y aura de la meilleure bouffe pour moitié prix en Italie, des plages plus chaudes à prix cassé en Espagne, du patrimoine incomparable bien moins cher en Grèce. Pour sauver son tourisme et ses exportations, la France devra aussi sortir de l’euro. Il va donc mourir.
Quant aux Allemands, c’est à se demander s’ils ont jamais cru à la monnaie unique: il paraît qu’ils ont gardé leurs pièces et leurs billets en mark bien au chaud quelque part dans de gros coffres, prêts à être ressortis au besoin…
Les vautours, euh, enfin, les prédateurs rodent déjà…



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